Guest Post: Je voudrais du Vouvray: an encounter with Philippe Foreau

I was delighted and flattered by the response to last week’s article about our holiday celebration and the wine we shared. One comment in particular could not be ignored:

Emily, that’s perfect! I have always found that it’s the interesting tidbits, like “lip stinger” or the detail of your driving time, that people remember the most when trying to recall a wine. When you can put the wines together with interesting food for friends and family, then people have a story to share days, weeks, and months later. At some future dinner, your friend will be pouring a Vouvray for someone and the wine will transport her back (like the food critic tasting ratatouille) and she will tell them about YOUR dinner. When I drink Vouvray, I am always reminded of meeting Phillipe Foreau and, if the audience allows, I tell of my stumbling attempt to ask for a ‘degustation’. -Dave

I don’t know about you, but that last sentence made me want to hear about longtime reader Dave Navarre’s meeting with the Monsieur Philippe Foreau. The Loire Valley winemaker is reputed for the great care he takes in producing fine Vouvray wines, using as little interference with the natural process as possible.

I asked Dave if he would mind sharing his story with this audience and he enthusiastically accepted. (Thanks, Dave!) Cheers!

One of the first trips my wife and I took when we were dating was to the Sonoma Valley, so wine tourism has always been at the top of our lists. She was able to go to France in 2005, but since it was on business, without me. So, we decided to go to France for our honeymoon.

I plotted our trip, and as a lover of history, included Normandy and the Loire Valley. Since it was my first experience, I chose the wrong order for the trip, finishing in the wine region instead of starting there. Now we start our trips in a wine region and enjoy the fruits of that labor in Normandy.

We discussed our trip in advance with a friend in the wine business, and knew that we wanted to meet with and taste the wines of Philippe Foreau. Having only experienced wine-tasting in the US, we went without prior introductions or appointments.

As we pulled into the beautiful commune of Vouvray, we squinted at the signs indicating the locations of the various vignerons. As we snaked through the twisty lanes of the small town, we could find no mention of Clos Naudin or of Philippe Foreau. Nearly dejected, our hearts leapt when we found the tourist office. Malheureusement, the tourist office is closed for 2 hours in the middle of the day. So, my lovely bride and I decided to break out our baguettes, pâté and wine for a picnic lunch in the back of the hatchback. It was a rainy day in Vouvray and the garbage men were collecting. We were thrilled to realize that even the garbage men in France dress stylishly!

After the tourist office re-opened, we drove off, directions clutched in my hands. As we pulled up to the address, I couldn’t believe my eyes. On one side of the road was a nice little house, with the correct number, and on the other was what seemed like a nondescript little warehouse. Assuredly, the maker of the best wines in Vouvray couldn’t live or work in such a simple setting.

Nonetheless, we got out of the car and wandered over. Looking inside, we could tell that it must be the right place, but no one seemed to be there. After a plaintive bonjour, and no sign of any stirring, we again lost hope. No sooner had we put our seat belts back on in the rental car than a Frenchman emerged from the doorway. I stepped out of the car and tried my tourist French. Je voudrais une degustation. Monsieur Foreau asked a question. I had no idea what he said and only replied Je ne comprends pas. He turned and my heart sank as he walked across the road to house. We’d come so far, and on our honeymoon; we’d found the great winemaker and now we would go away because I could not speak French. Then, he looked over his shoulder and waved for us to follow.

He took us inside and his assistant explained that Monsieur Foreau was very busy, but if we were interested in buying some wines, he would allow her to have us taste them. This must have been what he asked me. We were again at a loss. We would be getting on a train for Paris and flying home soon. She asked, “Not even one bottle?” Of course, we would buy one! So, the great man headed into the interior of the house, his assistant poured us tastes of several of his wines and we purchased a bottle.

We marveled, as we sat on our hotel room’s balcony in Paris enjoying his handiwork, that a man so accomplished, whose reputation was intimidating and whose wines were so elegant and expressive was still a simple, nondescript Frenchman in a small town.

Photo Credits: Photo 1: Pinterest; Photo 3: Google

To read the French translation:
Invitation : Je voudrais du Vouvray : rencontre avec Philippe Foreau

J’ai été ravie et flattée par la réponse à l’article de la semaine dernière à propos de notre réception pendant les vacances et le vin que nous avons partagé. Je ne pouvais passer à côté d’un commentaire en particulier.

‘’Emily, c’est parfait ! j’ai toujours trouvé que ce sont les descriptions intéressantes, comme ‘’ piquer la lèvre ‘’ ou la précision du temps de trajet dont les gens se souviennent le plus quand ils tentent de se rappeler d’un vin. Quand vous pouvez associer un vin à de la bonne nourriture ou à de la famille et des amis, alors les gens ont une histoire à partager des jours, des semaines et des mois plus tard. Dans un prochain dîner, ton amie versera du Vouvray à quelqu’un et le vin la transportera (comme le critique gastronomique de Ratatouille) et elle leur racontera TON dîner. Quand je bois du Vouvray, je me souviens toujours de ma rencontre avec Philippe Foreau, et si l’auditoire le permet, je leur parle de ma tentative hésitante de demande de ‘’dégustation’’. – Dave.’’

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais cette dernière phrase m’a donné envie d’en savoir plus sur la rencontre de ce fidèle lecteur Dave Navarre avec le Philippe Foreau. Le vigneron de la Vallée de la Loire est réputé pour le grand soin qu’il porte à la production de grands vins de Vouvray, utilisant un procédé le plus naturel possible.

J’ai demandé à Dave s’il acceptait de partager son histoire avec mon auditoire, et il a accepté avec enthousiasme. (Merci Dave !). Santé !

L’un des premiers voyages que ma femme et moi avons fait quand nous sortions ensemble était la Sonoma Valley (région viticole Californienne NdlTr), on peut donc dire que le tourisme œnologique a toujours été notre priorité. Elle a eu l’occasion d’aller en France en 2005, mais puisque c’était pour le travail, sans moi. Nous avons donc décidé de nous rendre en France pour notre lune de miel.

J’ai programmé notre voyage, et en amoureux de l’histoire, y ai inclus la Normandie et la Vallée de la Loire. Comme il s’agissait de ma première expérience, j’ai choisi le mauvais sens pour notre voyage, finissant par la région vinicole au lieu de commencer par là. Maintenant nous commençons nos séjours dans une région vinicole et nous profitons du fruit de ce labeur en Normandie.

Nous avions discuté de notre voyage avec un ami travaillant dans le vin et savions que nous voulions rencontrer Philippe Foreau et goûter ses vins. Ayant seulement expérimenté des dégustations aux Etats-Unis, nous sommes arrivés sans référence ni rendez-vous.

En arrivant dans la magnifique commune de Vouvray, nous avons scruté les panneaux indiquant les différents vignerons. En serpentant dans les ruelles sinueuses de la petite ville, nous n’avons trouvé aucune mention du Clos Naudin ou de Philippe Foreau. Presque découragés, nos cœurs ont fait un bond lorsque nous avons trouvé l’office du tourisme. Malheureusement, l’office du tourisme est fermé entre midi et deux. Donc ma chère épouse et moi avons décidé de sortir nos baguettes, pâté et vin pour un pique-nique assis dans le coffre de la voiture. C’était un jour de pluie à Vouvray et les éboueurs étaient en pleine action. Nous étions ravis de constater qu’en France, même les éboueurs sont vêtus avec style !

Après la réouverture de l’office du tourisme, nous avons repris la voiture, serrant les instructions dans mes mains. En arrivant à l’adresse indiquée, je n’en ai pas cru mes yeux. D’un côté de la route une jolie petite maison, portant le numéro correspondant, et de l’autre ce qui ressemblait à un petit entrepôt quelconque. Assurément, le producteur des meilleurs vins de Vouvray ne pouvait pas vivre ou travailler dans un endroit aussi banal.

Néanmoins, nous sommes descendus de voiture et avons fait le tour. Jetant un œil à l’intérieur, nous nous sommes dits que nous devions être au bon endroit, mais il semblait n’y avoir personne. Après un bonjour plaintif et aucun signe de vie, nous avons à nouveau perdu espoir. Au moment où nous attachions notre ceinture dans la voiture de location, un Français est sorti sur le pas de la porte. Je suis descendu de voiture et ai essayé mon français touristique ‘’ Je voudrais une dégustation’’. Monsieur Foreau m’a posé une question. Je n’avais aucune idée de ce qu’il m’avait demandé et ai seulement répondu ‘’Je ne comprends pas’’. Il a fait demi-tour et mon cœur a sombré lorsqu’il a traversé la route jusqu’à la maison. Nous étions venus de si loin, pendant notre lune de miel, nous avions trouvé le meilleur producteur de vin et maintenant nous devions partir parce que je ne parlais pas Français. Puis, il a regardé par-dessus son épaule et nous a fait signe de le suivre.

Il nous a conduit à l’intérieur et son assistante nous a expliqué que Monsieur Foreau était très occupé, mais qui nous désirions acheter du vin, il lui permettait de nous les faire goûter. Cela devait être ce qu’il m’avait demandé. Nous étions à nouveau embarrassés. Nous reprenions le train pour Paris et l’avion peu après. Elle nous a demandé ‘’Même pas une bouteille ?’’ Bien sûr nous en achèterions une ! Donc, le grand homme s’est dirigé vers l’intérieur de la maison, son assistante nous a fait faire une dégustation de plusieurs de ses vins et nous avons fait l’acquisition d’une bouteille.

Nous nous sommes émerveillés, assis sur le balcon de notre chambre d’hôtel à Paris, dégustant le fruit de son travail, qu’un homme aussi accompli, avec une réputation intimidante et dont les vins étaient si élégants et expressifs soit resté un Français simple et quelconque dans une petite ville.

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2 Comments

Filed under Cool Characters, Culture, Wine

2 responses to “Guest Post: Je voudrais du Vouvray: an encounter with Philippe Foreau

  1. That was indeed a lovely experience.

  2. Que de beaux voyages ! De mon côté, je me penche sur les voyages de noces !

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