Nuits-Saint-Georges Premier Cru: a birthday wine

“Everyone always asks how I got into wine…”

It’s a popular way to start the “About Me” section of wine blogs, wine books, winery sites, and as I am reading this one in particular, it occurs to me that most of the time I could guess the answer to the question without reading further. The only thing left to be determined is the year.

What I mean, of course, is that everyone seems to remember the bottle that got them into the wine industry. Not the winemaker or wine writer per se, but the bottle of wine, the taste on their lips that produced an “aha moment” of complete certainty and conviction.

I wonder if ten, twenty years from now I’ll be remembering the bottle of 2001 Nuits-Saint-Georges Les Vaucrains Premier Cru that Nico and I shared for my birthday.

Having decided on the main courses at our favorite Sabot de Vénus, we scrutinized the wine list, applying our basic knowledge in a game of chance. “No Gevrey-Chambertin,” I said, pointing to the top of the list. “Probably too fruity to go with our sauces.”

(I had ordered a chicken dish with a strong Epoisses cheese sauce and he a filet mignon de porc à la réglisse.)

“You’re right,” he said. “I was thinking Nuits-Saint-Georges.” I followed his finger down the list.

“2001,” I said, raising my eyebrows.

It was my birthday. We ordered it.

Delicious at first taste, its spiciness eased with a little air as we enjoyed our first sips with the appetizer. My face warmed as it traveled across my palate. I searched for the word to express its earthiness.

Then came the main courses. A little more air, a little more time, and the wine had transformed again. Faced with the Epoisses, it rose to the occasion with an explosion of macerated plum and floral accents.

“Taste this,” Nicolas said, offering me a bite of his filet mignon, eyes wide.

And that, my friends, is when this wine went from delicious to exceptional. Off the charts. Dare I say life changing? The licorice of Nico’s sauce still on my palate, I took a sip of the wine and, boom! Another taste altogether. The plum and rose from a moment before gave way to a sweet, rooty complement to the licorice, as if mirroring, or trying to one-up the réglisse in Nicolas’ meal. Imagine a wine that starts of spicy and a bit tannic and twenty minutes later could be considered candy! My eyes closed; I relished the long finish. Nicolas chuckled.

With a sip of water and another bite of chicken, my glass of wine complied. Once again full bodied and vigorous, there could not have been a better companion to my plate.

Or to Nicolas’.

This wine was magic.

Seduced by its power, we later did a Google search with hopes of buying several more bottles. Not possible, at least for the 2001 vintage. “It’s the quality of the domaine that counts. I’m sure the 2004 would be similar,” encouraged Nicolas, having found some bottles for sale.

Half disappointed, half intrigued, I willed the taste of the wine to come back to me by way of memory. A hint of it did. And from now on, that hint is all that I will ever have of that magical bottle.

But there are so many other wines to discover.

How did I get into wine? I owe it to a 2001 Nuits-Saint-Georges Premier Cru from Domaine Dupasquier & Fils.

For Mélie’s translation:

Nuits-Saint-Georges Premier Cru : un vin d’anniversaire

‘’On me demande toujours comment je suis tombé dans le vin …’’

C’est un moyen classique de commencer le chapitre ‘’A propos de l’auteur’’ dans les blogs, les livres ou les sites sur le vin, et en lisant celui-ci en particulier, je m’aperçois que la plupart du temps je pourrais deviner la réponse sans lire jusqu’au bout. La seule chose à déterminer est l’année.

Ce que je veux dire, bien sûr, c’est que tout le monde semble se souvenir de la bouteille qui les a fait plonger dans l’industrie du vin. Pas le vigneron ou l’écrivain en personne, mais la bouteille de vin, son goût sur les lèvres déclenchant le moment OHHH plein de certitude et de conviction.

Je me demande si dans 10 ou 20 ans je me souviendrai de la bouteille de Nuits-Saint-Georges Les Vaucrains Premier Cru 2001 que Nico et moi avons partagée pour mon anniversaire.

Ayant choisi nos plats dans notre restaurant préféré Le Sabot de Vénus, nous examinions la carte des vins, appliquant nos connaissances de base à ce jeu de hasard. « Pas de Gevrey-Chambertin » ai-je déclaré, indiquant le haut de la carte. « Surement trop fruité pour nos sauces. »

(J’avais commandé du poulet avec une sauce relevée à l’Epoisses et lui un filet mignon de porc à la réglisse)

‘’Tu as raison’’ dit-il ‘’ je pensais à un Nuits-Saint-Georges’’. J’ai suivi son doigt en bas de la carte.

‘’2001’’ ai-je dit, fronçant les sourcils.

C’était mon anniversaire, nous l’avons commandé.

Délicieux dès l’amorce, son caractère épicé s’est adouci par l’aération tandis que nous dégustions les premières gorgées avec nos mises en bouche. Mon visage se réchauffait tandis qu’il voyageait le long de mon palais. J’ai cherché mes mots pour exprimer sa truculence.

Puis arrivèrent les plats. Un peu plus d’air, un peu plus de temps, et le vin s’était encore transformé. Face à l’Epoisses, il s’est montré à la hauteur avec une explosion de prunes macérées et d’accents floraux.

‘’Goûte ça’’ dit Nicolas, en m’offrant une bouchée de son filet mignon, les yeux écarquillés.

Et là, mes amis, c’est le moment où ce vin est passé de délicieux à exceptionnel. Hors catégorie. Oserais-je dire que ma vie a changé ? La réglisse de la sauce de Nicolas toujours sur mon palais, j’ai pris une gorgée de vin et boum ! Encore une autre saveur. La prune et la rose d’il y a quelques instants ont laissé la place à un complément suave, terreux de la réglisse comme s’il reflétait ou essayait de surpasser celle du plat de Nicolas. Imaginez un vin commençant par être épicé et un peu tannique et qui vingt minutes plus tard pourrait être considéré comme sucré ! J’ai fermé les yeux, j’ai savouré la longue finale en bouche. Nicolas a lâché un petit rire.

Après une gorgée d’eau et une autre bouchée de poulet, mon verre de vin a obéi. A nouveau bien charpenté et vigoureux, il ne pouvait y avoir meilleur compagnon pour mon plat.

Ou pour celui de Nicolas.

Ce vin était magique.

Séduits par son pouvoir, nous avons fait plus tard une recherche sur Google, dans l’espoir d’acheter quelques bouteilles supplémentaires. Impossible, du moins pour le cru 2001. ‘’C’est la qualité du domaine qui compte. Je suis sur que le 2004 sera pareil’’ m’a encouragée Nicolas, après avoir trouvé quelques bouteilles à vendre.

A moitié déçue, à moitié intriguée, j’ai imploré ma mémoire de faire revenir le goût du vin. J’en ai eu un soupçon. Et jusqu’à maintenant, ce soupçon est tout ce que j’aurai jamais de cette bouteille magique.

Mais il y a tant d’autres vins à découvrir.

Comment je suis tombée dans le vin ? je le dois à un Nuits-Saint-Georges Premier Cru du Domaine Dupasquier et Fils.

Advertisements

6 Comments

Filed under Chatillon-sur-Seine, Culture, Food, Inspiration, Wine

6 responses to “Nuits-Saint-Georges Premier Cru: a birthday wine

  1. Yet another wonderfully-illustrated post. 🙂

    There is no doubt that you are meant to study wines, my dear!

  2. I enjoy your posts so much, Emily! Your writing is superb.
    Glad you had a wonderful birthday dinner. 🙂

  3. Jennifer Pietropaoli

    Have you read “The Billionaire’s Vinegar”? I’m mid way through right now and I don’t find it super captivating as far as the narrative goes, but the story of the wine industry is pretty interesting.

  4. Jennifer Pietropaoli

    And happy belated birthday! =)

  5. Pingback: Wine is a condiment, and I can prove it | EmilyintheGlass

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s