Le taxidermiste: A spooky story

Have you ever noticed that creepy things seem to happen more frequently around Halloween?  Maybe it’s because we’re so conditioned to the secondary nature of All Hallows’ Eve. (Back in the 16th century there was nothing frightening about “All Hallows’ Evening.” It was simply the night before All Hallows’ Day, a celebration of the saints.)  Or maybe it’s the changing season, the wind whistling in the progressively more naked trees, the orange skies and eerie quiet, night falling more quickly and chilly air banishing the warmth of summer.

Or maybe it’s just me.

At any rate, there’s a taxidermist down the street and, call me crazy, but it creeps me out.  When I come in from a run, my cool-down walk sometimes leads me in the direction of this dead-things store, but I always stay on the other side of the street.  At the beginning of this week dusk was setting in as I passed the shop, which was dark except for a dim light in the back room.  Don’t ask me why I was curious but I squinted from across the street, trying to see what the after-hours stuffer was doing.

He was sewing up a head that, from the stripes on its face and the shape of its horns, I recognized as an antelope.  Strange to think of a French taxidermist working on an African beast.  For the first time after many, many runs around here, I crossed the street to get a better look.  Walking by without stopping — I try to avoid looking like a peeping tom — I caught a glimpse of a young man working with grace and precision, even delicacy, on le trophée. Artisan taxidermiste,” his sign reads.  I’d never thought of taxidermy as an art before.  It certainly was a little less creepy in that light.

So I was a little more at peace with the taxidermist down the street.

Until yesterday.

Yesterday I was coming in from my run and as I passed the shop I glanced at it nonchalantly — no big deal.  Until I saw the newest addition to the young taxidermist’s display.  There in the window was a beautiful hound dog, made to look like he was sleeping.

“Okay, that’s just taking it too far,” I said, maybe out loud, from across the street.  African antelopes and French boars are one thing (okay, two things) but pets — pets — are a different story.  Who would be sick enough to preserve their pet like this, to the terror of any friends or family who came to visit?  Trophies hanging on the wall are a Burgundian establishment, I get it.  But Fido, curled up eternally by the hearth?  It just doesn’t seem right.  Furthermore, what was this taxidermist trying to prove?  That thanks to him you might never have to say goodbye to your beloved dog/cat/bird/you name it?

I crossed the street again, this time walking unabashedly up to the glass and peering straight in at the dog.  Positioned against the window with its jowls peacefully between its paws, eyes closed, the dog looked the picture of health.  Its hair was shiny.  Its toenails trimmed and clean.

Must have been hit by a car, poor thing.

Couldn’t be more than a couple years old.

My disgust for the taxidermist was replaced by sadness for the hound, its demise, and its window display grave.  I bent closer, touching the glass with my nose.

The dog’s eyes opened.  It drowsily lifted its head and I reeled back, squeaking and catching my breath.  It looked at me through the glass and batted its eyelashes as if utterly offended by my presence.

That’s when I noticed the smudges on the window.  The same types of smudges left by my family’s dog’s nose when he sees a squirrel and wants to press through the glass.  Nose marks on the window.  I should have known all along.

Peering toward the lighted back room, I smiled into the shadow, just in case the taxidermist had seen what had occurred.  The hound put its head between its paws and I walked on.

There’s a taxidermist down the street and, call me crazy, but it creeps me out.

Photo 1 : Pinterest

PS: A song I remember from childhood (KATE!) about taxidermy and pets.  Coincidentally, the cat is French.

Kiki le Cat

By Heywood Banks

Oh Monsieur le Kiki is a very fine cat
With a small little head and a little party hat
And he sits very quietly upon the TV set
Monsieur le Kiki le Cat

Oh he ate a robin, he ate a wren
And he ate a tufted titmouse and then a wren again
He is full of feathers like he was then
Oh Monsieur le Kiki le Cat

Long before there was cable TV
The reception in the area was bad on channel three
Unless the kitty coincidentally
Sat upon the television

Oh the cat did die and oh, how we did grieve
But thanks to taxidermy he is gone but didn’t leave –
With a tin-foil flag on his tail eternally
The reception is exceptional upon channel three.

For Monsieur le Kiki is a very fine cat
With a small little head and a little party hat
And he sits very quietly upon the TV set
Oh Monsieur le Kiki le cat.

TRADUCTION A LA MELIE:

Le taxidermiste : une histoire qui fait froid dans le dos.

Avez-vous déjà remarqué que les choses terrifiantes semblent toujours se passer à la période d’Halloween ? C’est peut-être parce que nous sommes conditionnés à la seconde nature de la Veillée de tous les Saints (All Hallows’ Eve). (Au 16ème siècle il n’y avait rien d’effrayant dans ce jour des morts. Il s’agissait simplement de la veille de la Toussaint, la fête de tous les saints). C’est peut-être le changement de saison, le vent sifflant dans les arbres de plus en plus dénudés, le ciel orange et sinistrement calme, la nuit tombant de plus en plus vite et l’air frais chassant la chaleur de l’été.

Ou c’est peut-être seulement moi.

Quoi qu’il en soit, il y a un taxidermiste en bas de la rue et dites moi que je suis folle, mais il me terrifie. Quand je rentre de mon footing, ma phase de récupération me conduit parfois dans la direction de ce magasin de choses mortes, mais je reste toujours de l’autre côté de la rue. Au début de la semaine, la nuit tombait lorsque je suis passée devant la vitrine, elle était sombre à l’exception d’une faible lueur dans l’arrière-boutique. Ne me demandez pas pourquoi j’ai été curieuse, mais j’ai louché depuis l’autre côté de la rue, essayant de voir à quoi s’occupait cet empailleur à cette heure.

Il était en train de recoudre une tête que d’après les bandes sur le devant et la forme de ses cornes j’ai reconnue comme étant celle d’une antilope. Etrange de penser qu’un taxidermiste Français travaille sur une bête Africaine. Pour la première fois après de nombreux, nombreux footings aux alentours, j’ai traversé la rue pour mieux voir.

Marchant sans m’arrêter – j’essaie d’éviter de passer pour une curieuse – j’ai aperçu un jeune homme travaillant avec grâce et précision, délicatement même, sur le trophée. « Artisan taxidermiste » peut-on lire sur la vitrine. Je n’avais jamais pensé auparavant que la taxidermie pouvait être un art. C’est certainement un peu moins effrayant vu sous cet angle.

J’étais donc un peu plus en paix avec le taxidermiste en bas de la rue.

Jusqu’à hier.

Hier, je revenais de mon footing et je suis passée devant la boutique, jetant un œil nonchalamment – on ne va pas en faire toute une histoire. Et là j’ai vu le nouvel ajout à l’exposition du jeune taxidermiste. Là dans la vitrine il y avait un magnifique chien de chasse, disposé comme s’il dormait.

« Alors là, ça va trop loin » me dis-je, peut-être à voix haute, depuis l’autre côté de la rue. Les antilopes africaines et les sangliers français c’est une chose (heu, deux choses), mais les animaux de compagnie – de compagnie – c’en est une autre. Qui est assez malade pour conserver ainsi son animal de compagnie, à la terreur des amis ou de la famille de passage ? Les trophées accrochés au mur sont une institution bourguignonne, j’ai saisi. Mais Médor, roulé en boule éternellement au coin du feu ? Ca ne va pas du tout. En plus, qu’essaie de prouver ce taxidermiste ? Que grâce à lui, vous n’aurez jamais à dire au revoir à votre chien/chat/oiseau/ou autre adoré ?

J’ai traversé à nouveau la rue, marchant cette fois-ci sans honte vers la vitrine et scrutant attentivement le chien. Positionné contre la vitre, la tête reposant paisiblement sur ses pattes, les yeux clos, le chien respirait la santé. Son poil brillait. Ses griffes étaient taillées et propres.

Il doit avoir été écrasé par une voiture, le pauvre.

Il ne devait pas avoir plus de deux ans.

Mon dégoût pour le taxidermiste laissa la place à ma tristesse pour le pauvre chien de chasse, sa mort, et sa sépulture en exposition. Je me suis penchée plus près, collant mon nez à la vitrine.

Les yeux du chien se sont ouverts. Il a levé la tête d’un air endormi et j’ai reculé en poussant un cri et en retenant mon souffle. Il me regardait à travers la vitre et battait des cils comme s’il était totalement offensé par ma présence.

C’est alors que j’ai remarqué les bavures sur la vitrine. Le même genre de bavures que celles laissées par le nez de notre chien lorsqu’il voyait un écureuil et voulait passer à travers la vitre. Des marques de nez sur la fenêtre. J’aurai du le savoir depuis le début.

Regardant en direction de l’arrière boutique éclairée, j’ai souri dans l’ombre, juste au cas où le taxidermiste aurait assisté à la scène. Le chien de chasse a posé sa tête sur ses pattes et je suis repartie.

Il y a un taxidermiste en bas de la rue et dites moi que je suis folle, mais il me terrifie.

PS : je me souviens d’une chanson de mon enfance (KATE !) au sujet des taxidermistes et des animaux de compagnie. Pure coïncidence, le chat est Français.

Kiki le Chat

Heywood Banks

Oh Monsieur le Kiki est un chat super
Avec une petite tête et un petit chapeau de fête
Il est assis tranquillement sur la télévision
Monsieur Kiki le Chat

Oh, il a mangé un rouge-gorge, il a mangé un roitelet
Puis il a mangé une mésange bicolore et encore un roitelet
Il est plein de plumes comme il était alors
Oh Monsieur Kiki le Chat

Autrefois il y avait la télé cablée
On ne captait pas bien la troisième chaîne dans la région
A moins que le chaton par hasard
Ne s’asseye sur la télévision

Oh le chat est mort et oh comme nous étions en deuil
Mais grâce à la taxidermie il est parti mais il est resté
Une feuille d’aluminium sur la queue éternellement
La troisième chaîne est d’excellente qualité

Parce que Monsieur le Kiki est un chat super
Avec une petite tête et un petit chapeau de fête
Il est assis tranquillement sur la télévision
Oh Monsieur Kiki le chat

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13 Comments

Filed under Just for laughs

13 responses to “Le taxidermiste: A spooky story

  1. kitkatlikereflexes

    Haha! I laughed out loud at this one. Excellent narrative!

  2. It was nice to see that the pooch in question was not a victim to some former pet owner’s unabashed depravity of wanting to put his expired Fido on display. I’d say he has quite a few more years left until the taxidermist does a number on him! 😛

    I’ve had my experience witnessing my landlord’s taxidermy fowl and watching “Scrubs” to see Turk obsess about his dog, but this story *strongly* reminded of a visit to a Burgundy castle which had preserved dogs and wolves. The poor things had to date from the 18th or 19th century and it was sobering to see them tucked discreetly into the corners of the stone walls, ears and tails half-eroded, forever hunched in a stiff hunting position as if they were waiting for their long gone master’s command to fetch a fallen duck.

  3. P.S.

    Kiki is the best name to give your pet if you want every Frenchman to laugh at it all the time. >.>

    • Haha! Thank you for your comments, Barb. Loved the image of that Burgundian castle…have you ever been to l’abbaye du Val des Chous? Sounds exactly like what you described, down to the eroded ears…poor little dears.

      • Oops. A bit “en retard” for this reply, but the castle in question was (I think). I haven’t been to that abbaye, and I CANNOT for my life remember the name of the château! I’ve even gone through my old photos to see if I can have my memory jogged. Nothing. I can say that the château in question is also a family-owned domaine. Gah, I’m really beating myself up over its name. –.–

      • “The caste in question was (I think).”

        Me speak real good English today.

  4. David Navarre

    Oddly, I was just thinking about this in regards to our dog. I couldn’t decide whether it would ease the pain or just be freaky. Fortunately, Henry is very healthy as he approaches his 7th birthday (7 November) and I was only thinking about it, not discussing it with my wife….

  5. Lucy NT

    Hi Ms Gorgeous, I love your post, but I also miss the French translation for it. Hope that there will be the French version of this post soon

  6. Donna

    Dear Emily: How cute. Is his name “Le Diable” owned by a taxidermist???Wouldn’t that be fitting. Hope all is well and keep writing I love your updates. Happy Halloween! Donna

  7. Fantastic post!! I’m waiting for the day you put all these interesting snippets into a book. That’s one I would love to read cover to cover…..

    To start, I’m the biggest scaredy cat around so you had me with the word spooky in the title. Then, as tension built, you peering into the shop, my heart began to race. I hate to say it, but, I did giggle over your incense over the discovery of the poor stuffed dog, and then had to stifle my gut laugh so as not to wake up my still sleeping mother-in-law in the room beside my office when the hound opened his eyes! I’m confident in saying; this is your best post to date! Bravo!

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