I say: I’m going to eat a great dinner tonight. He says: Maybe you’ll be too tired.

1. I say: “Raconte-moi ta semaine de ski.” Nine days, eight and a half spent on the slopes of Megève, in the French Alps.  Not a cloud in the sky meant no new snow, but lots of sun.  Good, competitive skier friends made for fast runs; never a dull moment.

2. He says: “Tu ne seras pas la le week-end prochain?” There’s going to be a celebration for Michou’s new job in Paris.  No, I won’t be here. I’ll be traveling with my parents.  We’ll have to boire un pot in Dijon before they arrive, then.

3. He says: “Tu cours combien de fois par semaine?” Never more than three times.  One short run (4 miles), one interval/speed workout, and one long run per week.  I always thought training for a semi-marathon meant running every day, until I talked with Thierry at work who competes in marathons without running more than twice a week. Time constraints. Better for your knees anyway, according to Thierry.

4. He says: “Regarde cette maison. It belongs to the guy who owns the garage at the bottom of the hill, there.” I say: “Convenient for him.”

5. I say: “I wouldn’t want to run this route alone.” The windy road’s barely big enough for two cars and it’s becoming more and more rural.  The pavement molds into the sides of the hill at an uncomfortable slant and thick brush fills in the gaps between trees.  It’s been ten minutes since the last sign of human existence, save the occasional car.

6. He says: “Regarde! Des biches!” I squint to make out two enormous brown does turning to bound straight up the side of the hill above the road. They’re bigger than in America, and darker.

7. He says: “Vous voyez quels animaux dans ta region?” We have deer, I say.  And fox, but smaller ones than here. And I am pretty sure it is illegal to hunt them in the U.S. We have turkeys and geese and there are boars out west.

8. He says: “De la dinde!?” Yes, turkey. We have wild turkeys back behind the barn that come to eat the oats from under the horses’ feed bins. “Nous n’avons pas de dinde sauvage en France.” Turkeys are American, I say.

9. I say: “We passed through Essarois ten minutes ago. How much longer?” Trente minutes, a mon avis. Which will put us at around 1 hour 45 minutes, maybe 50.

10. He says: “See the etang where the steam is rising in the woods?  A lot of the hunts on horseback end there.” The cavaliers run the boars into the pond, where the hounds surround it.  “And then they kill it with a lance,” I say. “Un poignard,” he confirms.  A dagger.  It’s against the law of chasse a course to shoot with a gun.

11. I say: “Are you cold?” We’re soaking wet and the mist has turned to rain in this last hour of daylight.  My drenched ponytail slaps mechanically at my back and our shoes squeak out moisture.  “Non, ca va.” Not cold, but uncomfortable.

12. I say: “There’s Froidvent.” He says: “Ready to speed up?” I gasp and push ahead as the gravel driveway approaches at the top of the rise. Breath in. Push out. Breath in. Push out. My foot touches the stones and I stop my watch.

1:45:10, just as Geoffroy had estimated.

He says: “Maintenant je peux dire que j’ai couru 19 km.” I say: “Now I can say I’ve run 12 miles!”

Merci, GeoGeo!

Geoffroy and myself, on a more festive occassion than yesterday...

 

**Photo credit: Nick Wilson, Getty Images

TRADUCTION a la Melie:

Moi : je vais bien manger ce soir. Lui : Tu seras peut être trop fatiguée.

  1. Moi : « Raconte moi ta semaine de ski. » 9 jours, 8 et demi passés sur les pistes de Megève, dans les Alpes françaises. Pas un nuage dans le ciel, donc pas de neige fraîche, mais beaucoup de soleil. De bons copains, bons skieurs pour des descentes à fond ; pas un temps mort.
  2. Lui : « Tu ne seras pas là le week end prochain ? » On arrose le nouveau job de Michou à Paris. Non je ne serais pas là. Je serais en voyage avec mes parents. Mais on pourra boire un pot à Dijon avant leur arrivée.
  3. Lui : « tu cours combien de fois par semaine ? » Jamais plus de trois fois. Un circuit court (6 km), un fractionné, et un circuit long par semaine. J’ai toujours pensé qu’il fallait courir tous les jours quand on se préparait à un semi-marathon, mais j’ai discuté avec Thierry au boulot qui court des marathons sans s’entraîner plus de deux fois par semaine. Pas le temps. D’après lui, c’est meilleur pour les genoux de toute façon.
  4. Lui : « Regarde cette maison. Elle appartient au propriétaire du garage en bas de la colline, juste là. » Moi : « pratique. »
  5. Moi : « Je ne voudrais pas courir toute seule sur cette route ». La route ventée est tout juste assez large pour deux voitures et s’enfonce de plus en plus dans la campagne. Les bas-côtés de la route forment un épais tapis en pente entre les arbres. Aucun signe de vie depuis 10 minutes, exception faite d’une rare voiture.
  6. Lui : « Regarde ! des biches ! » je plisse les yeux pour voir deux énormes biches se retourner pour sauter et escalader le fossé au dessus de la route. Elles sont plus grosses qu’en Amérique, et plus sombres.
  7. Lui : « Vous voyez quels animaux dans ta région ? » On a des cerfs, dis-je. Et des renards, mais plus petits qu’ici. Et je suis presque sure qu’il est interdit de les chasser aux Etats-Unis. Nous avons des dindes et des oies, et il y a des sangliers plus à l’ouest.
  8. Lui : « De la dinde ? » oui, des dindons. Il y a des dindons sauvages derrière les écuries qui viennent manger l’avoine des chevaux sous les rateliers. « Nous n’avons pas de dinde sauvage en France. » La dinde, c’est américain, dis-je.
  9. Moi : « Nous avons traversé Essarois il y a 10 minutes. Encore combien de temps ? » Trente minutes, à mon avis. Ce qui va nous amener à environ 1 heure 45, peut être 50.
  10. Lui : « Tu vois l’étang, là où le brouillard stagne dans les bois ? Beaucoup de chasses à courre finissent ici. » Les cavaliers poursuivent le sanglier jusqu’à l’étang, et là les chiens l’encerclent. « Et là ils le tuent avec une lance » dis-je. « Un poignard » rectifie-t-il. Un poignard. C’est contre les règles de la chasse à courre d’utiliser une arme à feu.
  11. Moi : « Tu as froid ? » Nous sommes trempés et la bruine s’est transformée en pluie, dans une heure il fait nuit. Ma queue de cheval est mouillée et se balance mécaniquement derrière moi, nos chaussures sont imprégnées d’eau. « Non, ça va. » Pas froid, mais pas à l’aise.
  12. Moi : « Voilà Froidvent. » Lui : « Prête à accélérer ? » Je souffle et allonge la foulée alors que les graviers de l’allée se rapprochent au dessus de la côte. Inspire. Expire. Inspire. Expire. Mes pieds atteignent les cailloux et j’arrête ma montre.

1 :45 :10, tout juste comme l’avais prévu Geoffroy.

Lui : « Maintenant je peux dire que j’ai couru 19km. » Moi : « Maintenant je peux dire que j’ai couru 12 miles ! »

Merci GeoGeo !

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Filed under Adventure, Inspiration

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